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Research Impact through Open Access : petit regard en arrière sur 2 journées riches en contenu et en réflexion

06/11/2015

L’édition 2015 de l’Open Access week « Belgium » s’est singularisée par l’organisation de 2 journées jumelles de séminaire, organisées l’une par les bibliothèques universitaires flamandes (le mercredi 21 octobre) et l’autre par la BICfB (le jeudi 22 octobre).Intitulées « Research Impact through Open Access: Explore new opportunities », leur but était clairement d’explorer les différentes voies qui s’ouvrent aux chercheurs intégrant  l’Open Access dans leurs travaux et publications.

Parmi les présentations les plus marquantes de la journée du 21, citons celle de nos collègues de l’Université d’Utrecht, Bianca Kramer & Jeroen Bosman. Ceux-ci investiguent, pour chacune des étapes de la recherche scientifique, un panel d’outils employé par les chercheurs, en classant ces derniers du plus conservateur au plus innovant. Sous la forme d’un questionnaire en ligne, leur enquête offre à chaque chercheur la possibilité de visualiser ses pratiques en regard de celles de ses collègues et donc de voir si son usage des outils était plus ou moins standard ou, à l’inverse, plus ou moins marqué par rapport au champ disciplinaire. Ce projet est décrit en détails sur leur blog. Bianca et Jeroen sont d’ailleurs demandeurs d’institutions participants à leur enquête. A bon entendeur…

La présentation de Emilie Hermans (UGent) « Supporting Infrastructures to Open Research » a refait le point sur les bases de l’OA, intégrant une introduction à l’Open Data ainsi qu’au projet Européen OpenAire.

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Hannelore Vanhaverbeke  a abordé pour sa part les Alt-metric via sa présentation « Tracking Impact – Traditionnal vs Alt-tmetrics » . Une de ses conclusion est que, si les Alt-metrics sont effectivement critiquables, ils ne le sont en fait ni plus ni moins que les indices  « traditionnels » et, 2 indicateurs valant mieux qu'un, il y a tout à gagner à croiser les deux.

La journée du 22 a été pour sa part notamment marquée par la présence du ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et des Médias Jean-Claude Marcourt, indice d’une conscience sans doute accrue chez nos décideurs de l’importance des enjeux de l’Open Access. Les points de vue belge francophone et européen des organismes de financement de la recherche sur la question ont été respectivement exposé par Véronique Halloin, Secrétaire Générale du F.R.S.-FNRS, et Celina Ramjoué, European Commission, DG CONNECT, Head of Sector for Open Access to Scientific Publications and Data.

Une des forces de cette deuxième journée résidait également dans ses nombreux ateliers, qui ont donné la parole à des voix divergentes mais complémentaires. Pour « Publier dans une revue OA ». Jean-Louis Vincent (ULB) nous a fait part de son expérience en tant qu’éditeur en chef de Critical Care (BMC journal; cette revue fonctionne selon le modèle dit inversé, c'est-à-dire "auteur payeur"),  tandis que François Provenzano (ULg) revenait sur le rôle de l’éditeur dans le champ des sciences humaines, argumentant que celui-ci contribue à la lisibilité sociale de la production scientifique qu’ils diffusent

L’atelier, "Partager ses publications: et le droit d'auteur?", co-animé par Caroline Ker (UNamur) et Françoise Vandooren (ULB) sur la problématique du droit d’auteur a passé en revue, à partir de la chronologie du déroulement d’une recherche, tous les moments où interviennent des notions de droit d’auteur.

Celui consacré aux réseaux sociaux académiques "Visibilité du chercheur et présence numérique" a été alimenté par les expériences de Frédéric Debaste (ULB) et Quentin Verreycken (Aspirant F.R.S.-FNRS, UCL/USL-B). Grâce à son approche résolument concrète, cet atelier a contribué à questionner l’adéquation du cadre juridique en vigueur avec les nouvelles réalités que constituent les réseaux sociaux.

Envie d’en savoir plus ? Les présentations sont ou seront très prochainement disponibles en ligne :

 

 

 

 


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