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Open Access Week 2013

22/10/2013

Du 21 au 27 octobre 2013, a lieu la 7ème édition de l’Open Access Week, l’occasion de promouvoir l'accès libre à l'information scientifique et de rappeler le pourquoi de l'Open Access et son importance dans notre société.

Les réflexions qui suivent ont été inspirées par le débat Les Lendemains de l'Open Access qui a eu lieu ce 25 septembre à l'ULg.

Tout d'abord, le mouvement de l'OA part d'un constat paradoxal fait dans les années 90: à une époque où les modes de diffusion sont d’une rapidité sans précédent et où la technologie permet d’accéder à de la documentation d'un seul clic, la littérature scientifique devient, elle, de plus en plus inaccessible.

De fait, le modèle de diffusion actuel est, à quelques adaptations près, resté le même depuis Gutenberg... Il est temps aujourd'hui de le repenser en profondeur et ce dans une optique d'ouverture.

 

 

 

 

On peut réellement se demander quel est l’intérêt de faire de la recherche si celle-ci reste bloquée derrière des murs juridiques ou financiers et que seuls les plus nantis peuvent en bénéficier. Cette situation est d’autant plus aberrante qu’une part conséquente de cette recherche est subventionnée par des fonds publics. 

Avec l’Open Access les résultats de la recherche sont accessibles à tous :

- Qui que l’on soit : chercheurs, étudiants, professionnels mais aussi tous les autres ;

- Où que l’on soit : chercheur de pays riche, moins riche, de pays en voie de développement ;

- Quoi que l’on fasse : chercheur travaillant dans une institution publique ou privée, à la retraite…

 

 

 

 

Chacun a désormais à portée de main des informations d’actualité et de qualité et chaque partenaire de la chaîne de publication peut y trouver son intérêt :

L’auteur – est plus largement diffusé et augmente ses chances d’être lu et cité, et de faire valoriser son travail et ses compétences.

L’institution – dispose d’une vitrine et d’une centralisation pérenne de sa production et de son patrimoine et augmente son rayonnement au niveau international.

L’éditeur – bénéfice de la même visibilité que l’auteur. Les plus petits éditeurs se font ainsi facilement connaitre et élargissent leur public et leurs clients potentiels.

Le lecteur – accède facilement et à un coût zéro à une information de qualité.

La société – se voit restituer de façon concrète les investissements qu’elle a placés dans la subvention de la recherche. 

 

 

 

 

 

Mais est-ce toujours une bonne chose ? Ne peut-il pas y avoir des effets pervers à ce que n’importe qui puisse consulter des travaux et, peut-être, mal les comprendre ou mal s’en servir ? La question n’est-elle pas plutôt : est-il souhaitable que les informations de qualité soient scellées quand tout le reste est accessible d’un clic ?

 

 

 

 

 

Mais il est vrai que publier ou diffuser une information scientifique n’est pas suffisant. Il faut également donner au grand public les clés pour la comprendre, l’analyser, la critiquer, et la réutiliser. La vulgarisation scientifique prend ici toute son importance. A partir du moment où une information est librement accessible, il est nécessaire de l’expliquer, de la contextualiser. Mais de nouveau, comment permettre le développement de cette vulgarisation si les données d’origine sont inaccessibles ?

 

 


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